LE PROJET SOLAIRE
LE SITE
Depuis la création de la première piste aérienne à la fin de la Grande Guerre, le site devient successivement base aérienne allemande pendant la seconde guerre mondiale, base aérienne de l’OTAN pendant la guerre froide, puis Quartier Mangin pour des unités de l’Armée de Terre. Avec le départ du 1er Régiment d’Artillerie de Marine en 2012, le site de Laon-Couvron se transforme progressivement en friche militaire de 500 hectares.
La zone sur laquelle est étudié le projet de centrale solaire s’étend sur une surface approximative de 380 hectares au sein de la friche militaire, sur les communes de Couvron-et-Aumencourt, Chéry-lès-Pouilly, Crépy et Vivaise, à cheval sur le territoire de la communauté d’agglomération du Pays de Laon et sur celui de la communauté de communes du Pays de la Serre.
Les terrains appartiennent en partie à la communauté d’agglomération du Pays de Laon et à la communauté de communes du Pays de la Serre, ainsi qu’à la société MotorSportVision (MSV).


Après vérification de la compatibilité du projet avec les documents d’urbanisme, plusieurs études environnementales et techniques ont été menées afin de caractériser les enjeux du territoire, d’approfondir la connaissance du site et de définir un projet de moindre impact.
Réalisées par des bureaux d’études spécialisés et indépendants, ces études sont les suivantes :
ÉTUDE D’IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT ET SUR LA SANTÉ
sur les volets écologique, paysager, humain et physique
ÉTUDE TOPOGRAPHIQUE ET GÉOTECHNIQUE
Relevés topographiques, études géotechnique et hydrologique
DIAGNOSTIC PYROTECHNIQUE ET DE POLLUTION DES SOLS
en raison du passé militaire du site
=>Diagnostic pyrotechnique et étude de pollution des sols
LES ÉTAPES DU PROJET
2022
Accord avec les propriétaires du site et premier contact avec les élus locaux et les services de l’État
Lancement des études environnementales
2023
Identification des enjeux du site, sur le plan écologique, paysager, humain et physique
Lancement de la démarche d’information et de concertation : présentation du projet aux intercommunalités et aux communes concernées, constitution d’un comité de suivi #1.
Réunions de précadrage avec les services de l’État
2024
Définition d’une première version de l’implantation du projet solaire
Demande de raccordement électrique du projet au gestionnaire du réseau national de transport RTE
Calculs des incidences environnementales, définition des mesures d’évitement, de réduction et de compensation
Poursuite de la démarche d’information et de concertation : première lettre d’information, réunion publique et exposition itinérante
Première demande de permis de construire pour un projet de 325 MWc sur une surface de 254 ha
Réunion du comité de suivi # 2 en format « comité de projet »
2025
Redéfinition des caractéristiques du projet solaire afin de préserver un vaste corridor de biodiversité à l’est, avec l’aide du Conservatoire d’Espaces Naturels des Hauts-de-France (CEN) et du Groupe d’Etudes et de Protection de l’Œdicnème Criard (GEPOC)
Réunion du comité de suivi #3
Coordination du développement du projet solaire avec le projet porté par la société MSV.
Réunion du comité de suivi # 4 en format « comité de projet ».
Validation du fuseau « nord » de moindre impact du raccordement électrique RTE
Bilan de la concertation
Seconde demande de permis de construire pour un projet solaire de 280 MWc sur une surface 194 ha
Instruction du permis de construire par les administrations
2026
Comité de suivi # 5 du 8 juillet avec les communes du sites, les intercommunalités et les communes situées sur le tracé du raccordement électrique
Lettre d’information n° 2 distribuée fin août
14 septembre au 14 octobre 2026 : Enquête publique
Permanence d’information des habitants du 9 septembre
Obtention des autorisations administratives
Candidature aux appels d’offre de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) afin d’obtenir un tarif de vente de l’électricité produite
2027 – 2029
Dépollution pyrotechnique
Travaux sur le réseau électrique et construction de la centrale solaire
2030
Mise en service
LES RETOMBÉES LOCALES DU PROJET
BÉNÉFICES ENVIRONNEMENTAUX
Le projet solaire de Laon-Couvron s’inscrit dans un contexte national de nécessaire accélération des énergies renouvelables, compte-tenu du retard pris par la France en la matière. Il participe à la diversification du mix énergétique français et à l’atteinte des objectifs ambitieux de développement du solaire fixés par la région Hauts-de-France dans le cadre de sa démarche « REV 3 » (Troisième Révolution Industrielle) :
X 2
doubler la part des énergies renouvelables à l’horizon 2030
X 6
porter l’effort sur le solaire via une multiplication de la production d’électricité solaire entre 2021 et 2031, de 363 GWh à 1 778 GWh
À plus petite échelle, la création de centrales solaires sur des fiches militaires est identifiée par la Communauté d’agglomération du Pays de Laon et la Communauté de communes du Pays de la Serre, signataires du Contrat de relance et de transition écologique du Laonnois, comme une véritable opportunité de développement de la production d’énergies renouvelables sur le territoire.
Avec l’hypothèse d’une puissance de 280 MWc, la centrale solaire produira l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 120 000 habitants, soit le double de la consommation des habitants de la Communauté d’agglomération du Pays de Laon et de la Communauté de communes du Pays de la Serre.
RETOMBÉES FISCALES ET ÉCONOMIQUES
Les recettes fiscales s’élèvent à 1.3 million d’euros par an (sur la base d’un projet finalisé d’une puissance installée de 280 MWc et d’hypothèses fiscales susceptibles d’évoluer), partagées entre les 3 communes dont le terrioire accueillera des panneaux solaires, les intercommunalités, le département et la région.
Elles proviennent de l’impôt forfaitaire sur les entreprises de réseau (IFER), dont 20% revient aux communes d’implantation, mais également de la taxe foncière et de la cotisation foncière des entreprises (CFE).
La Communauté d’agglomération du Pays de Laon et la Communauté de communes du Pays de la Serre, propriétaires de terrains au sein du site, recevront un loyer annuel pour la location de leurs parcelles destinées à recevoir des panneaux solaires.
1.3 M€ / an
pour 280 MWc de puissance installée
EMPLOI LOCAL
La grande majorité des emplois sera mobilisée pendant la phase de construction de la centrale, estimée à 24 mois, lors des travaux de terrassement, de voirie et de réseaux. Les entreprises locales de restauration et d’hôtellerie seront également sollicitées.
Après la mise en service, environ cinq emplois seront nécessaires pour assurer l’entretien et la maintenance de la centrale solaire.
5 emplois
seront nécessaires pour la maintenance et l’entretien de la centrale solaire
ACCOMPAGNEMENT DE PROJETS DU TERRITOIRE
À l’occasion de la réalisation de tous ses projets d’énergie renouvelable, Neoen adopte une pratique volontaire globale de transition énergétique, en valorisant des projets locaux en partenariat avec les collectivités concernées. À ce titre, Neoen crée des dotations destinées à financer la réalisation de tels projets, participant à la transition écologique ou à améliorer le cadre de vie des habitants, et initiés par les collectivités ou des associations locales reconnues.
Cette pratique sera par ailleurs bientôt encadrée par un décret d’application de l’article de Partage de la Valeur de la loi d’accélération de la production d’énergies renouvelables.
ZOOM sur l’étude PaysAgere
Situé à l’écart des villages et entouré de nombreux massifs arbustifs ou boisés, le site de l’ancienne base militaire offre des conditions favorables à l’intégration du projet dans son environnement. Grâce à cette configuration, le parc sera peu visible depuis les habitations et les routes situées aux alentours, mais également depuis la ville haute de Laon.
Pour permettre à chacun de se rendre compte de son intégration dans le paysage, des photomontages ont été réalisés depuis plusieurs points de vue représentatifs. Vous pouvez en découvrir une sélection ci-dessous.
Carte de la localisation des points de vue des photomontages




